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Fessée, écrans, rétention : le Défenseur des droits publie son rapport « De la naissance à 6 ans : au commencement des droits »

Fessée, écrans, rétention : le Défenseur des droits publie son rapport « De la naissance à 6 ans : au commencement des droits »
À l'occasion de la journée internationale des droits de l'enfant , le Défenseur des droits, Jacques Toubon, et son adjointe, la Défenseure des enfants, Geneviève Avenard, rendent public leur rapport annuel consacré aux droits des enfants: "De la naissance à 6 ans: au commencement des droits"

 

L'objectif de ce rapport est d'analyser la manière dont les droits des tout petits sont appréhendés et effectivement mis en œuvre, au plan individuel et collectif . Comment la société s'organise-t­ elle pour garantir les droits de ces tout petits enfants? Quelle est la place qui leur est réellement faite dans les politiques publiques et par les institutions? Comment leurs droits sont-ils ou non défendus et soutenus?

 

Alors que la France compte, en 2018, 5,2 millions d'enfants de moins de sept ans ce rapport montre combien il est déterminant que l'État et les acteurs institutionnels et professionnels se mobilisent pour la petite enfance, temps des fondations du développement du petit enfant .

 

C'est pourquoi le Défenseur des droits énonce 26 recommandations parmi lesquelles:

  • L'engagement  de campagnes de communication nationales et locales visant d'une part à faire savoir que, dès leur  naissance, tous  les enfants  ont  des  droits  et, d'autre  part à sensibiliser la société à la place de l'enfant qui doit être reconnu comme une personne à part entière;
  • La mise en place d'une réelle politique d'inclusion pour les élèves handicapés dès leur plus jeune âge, qui implique une mobilisation des pouvoirs publics et des professionnels à tous les niveaux;
  • La prohibition dans la loi des châtiments  corporels aussi bien dans le cadre familial qu'à l'école et dans toute institution en charge de la petite enfance, et la sensibilisation du public et des professionnels à une éducation bienveillante;
  • La proscription dans toutes circonstances du placement de familles avec enfants en centre de rétention administrative ;
  • La demande faite au gouvernement de diligenter des recherches pour mieux appréhender les risques de l'usage des appareils numériques par un tout jeune public ;
  • Le développement d'activité sd'éductaion nutritionnelles au sein des structures d'accueil de la petite enfance et des écoles maternelles pour favoriser, dès le plus jeune âge de l'enfant, une éducation nutritionnelle favorable à son bon développement et à sa santé ;
  • Une meilleure formation et sensibilisation aux stades de développement de l'enfant et à ses droits pour les enseignants et agents territoriaux des crèches et des écoles maternelles ;
  • Le renforcement et la spécilisation de la formation des professionnels au contact des tout petits (personnel médical, intervenants sociaux, magistrats...) ;

 

Le défenseur des droits recommande en outre aux pouvoirs publics de développer une politique d'ensemble en faveur de la petite enfance, appuyée sur le décloisonnement des interventions dans les différents domaines la concernant. Il encourage à formaliser des procédures de partage d'information entre les différents partenaires et à évaluer régulièrement l'efficacité des modalités de mises en oeuvre pour les optimiser dans l'intérêt des jeunes enfants.

 

Rapport téléchargeable sur : https://www.defenseurdesdroits.fr/fr/rapports-annuels/2018/11/rapport-an...