Information Générations Mutualistes

Aux P’tits loups, des astuces pour la santé des petits.

Aux P’tits loups, des astuces pour la santé des petits.
Retrouver cet article sur Ouest-France.fr

Exit les produits toxiques ! Depuis son arrivée au multi-accueil de Mûrs-Erigné, Gaël Guillet, son responsable, a trouvé des astuces pour réduire son impact sur l’environnement et préserver la santé des plus petits. Et bonne nouvelle : il n’y a pas eu plus d’épidémie !

 

L’initiative 

 

Des portemanteaux en enfilade, des croquis qui annoncent la bienvenue aux Patapons ou aux Pirouettes cacahuètes, des cris, des rires et parfois des pleurs… Pas de doute, nous sommes bien au multi-accueil de Mûrs-Erigné. Chez les P’tits loups, du nom de cette structure ouverte en 1988 et installée, depuis 2003, dans la Maison de l’enfance.

 

Mais accrochées au mur, il y a autre chose : des petites pastilles vertes, qui valent à Gaël Guillet, le responsable de la structure, le surnom de " roi de la vignette ". " Elles sensibilisent enfants et adultes au gaspillage ", présente-t-il. Arrivé en juin 2016, après un passage par les Chats perchés de Belle-Beille, à Angers, il a fait de la santé environnementale et de l’écocitoyenneté, une de ses priorités à Mûrs-Erigné. Ici, le seul produit chimique qui lui a résisté, c’est un désinfectant, nécessaire au nettoyage des plans de travail, côté cuisine, et imposé par les services sanitaires.

 

Vapeur et eau chaude pour le sol

 

Dans les toilettes et salles de changes, le vinaigre blanc a remplacé les produits toxiques. " On essaie d’avoir un espace de vie où le rejet de polluant est contrôlé ou limité ", présente Gaël Guillet, qui collabore aujourd’hui avec un pharmacien pour ajouter une huile essentielle au vinaigre, afin d’en apaiser l’odeur. " On tente de trouver des astuces pour avoir un lieu de vie qui soit le plus sain possible ", poursuit Raphaële Rivet, responsable du multi-accueil de Gennes et membre du groupe " santé environnementale " à la Mutualité française Anjou-Mayenne (MFAM).

 

Le sol est ainsi nettoyé à la vapeur deux à trois fois par semaine, suffisant pour détruire les bactéries, et simplement passé à l’eau chaude le reste du temps. Les savons utilisés sont éco-certifiés, comme les couches. Le responsable du multi-accueil a laissé tomber une grande marque américaine, pour un fabricant breton. " Pour blanchir les couches, il n’utilise pas de chlore mais de l’eau oxygénée ", assure-t-il. Et la démarche plaît.

 

" On réfléchit à ce qu’on achète " 

 

Une enquête menée auprès des familles à la rentrée 2016 avait démontré leur attachement à l’emploi de produits écologiques et à la réduction des déchets alimentaires. Ici, les repas sont livrés en liaison froide, et Gaël Guillet s’est engagé à proposer au moins un produit bio par repas. Pour réchauffer les plats, les boîtes en inox ont été préférées aux barquettes plastiques et la vaisselle en matériaux durables (verre par exemple) est privilégiée. En un an d’exercice, le responsable a réalisé près de 30 % d’économie sur les produits jetables, lui permettant ainsi de réinvestir dans des produits longue durée. Cette année, il espère pérenniser ce qui a été mis en place et sensibiliser collectivement. Lorsqu’à la rentrée, des membres de son équipe lui ont réclamé des abaques en plastique, le responsable a cherché un équivalent en bois. " On réfléchit désormais à ce qu’on achète ", insiste-t-il.

 

En février prochain, des ateliers Nesting, organisés par la MFAM se tiendront aux P’tits Loups. Objectifs ? Attirer l’attention des professionnels de la petite enfance mais aussi des parents, et déclencher des automatismes. " Ouvrir les fenêtres pour aérer, c’est une chose simple, mais essentielle ", insiste Raphaële Rivet. En attendant, chez les Pirouettes cacahuètes, les vignettes collées par Gaël font leur petit effet. Ici, on ne tire la chasse d’eau qu’une fois, on ne laisse pas couler le robinet, et on en parle à la maison !